Le capital social est un élément fondamental dans la création d'une société, représentant l'ensemble des apports effectués par les associés ou actionnaires. Cependant, ce concept peut parfois prêter à confusion, notamment lorsqu'il s'agit de déterminer les modalités de sa constitution et les obligations qui en découlent.
Dans quelle mesure les apports en numéraire, en nature ou en industrie sont-ils considérés comme valides lors de la constitution du capital social ? Pour plus de précisions sur les étapes de la constitution du capital social ou pour assurer la conformité de votre entreprise, il est conseillé de consulter un avocat spécialisé en droit des sociétés.
Le capital social est un élément clé dans la création d’une entreprise. Il représente les apports effectués par les associés ou actionnaires et constitue une garantie financière pour les créanciers ainsi qu’un levier pour le développement des activités de la société. En droit OHADA, il est strictement encadré par l’Acte Uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique (AUDSCGIE). 📚
Le capital social correspond à l’ensemble des apports réalisés par les associés ou actionnaires en contrepartie de titres sociaux (Art. 63 AUDSCGIE). Ces apports peuvent être de trois types :
L’importance du capital social réside dans plusieurs aspects :
Détermination des apports
Les associés doivent définir la nature et la valeur des apports :
Rédaction des statuts
Les statuts doivent préciser :
Dépôt des fonds et obtention du certificat
Pour les apports en numéraire, les fonds doivent être déposés sur un compte bloqué auprès d’une banque ou d’un notaire. Un certificat de dépôt est délivré, confirmant la constitution du capital. 🏦
Publication et immatriculation
La constitution du capital social est finalisée par la publication d’un avis dans un journal d’annonces légales et l’immatriculation de la société au Registre du Commerce et du Crédit Mobilier (RCCM). 📰
L’Acte Uniforme relatif au droit des sociétés commerciales encadre :
Depuis l’Arrêté interministériel du 30 décembre 2014 arrêtant déterminant la forme des statuts et le capital social, de la société à responsabilité limitée de 2014, le capital social minimum a été supprimé pour les SARL, alors qu’il n’a jamais existé pour les SAS. Toutefois, certaines sociétés, comme les sociétés anonymes (SA), doivent toujours respecter un seuil minimum.
Le droit OHADA autorise la création de sociétés unipersonnelles, telles que la SARLU ou la SASU, permettant à une seule personne de constituer une société avec un capital. 👤
Ces formes juridiques offrent une flexibilité accrue tout en limitant la responsabilité de l'associé unique à ses apports. Elles sont particulièrement adaptées aux solo entrepreneurs souhaitant structurer leur activité tout en bénéficiant d’un cadre légal plus sécurisé qu'une entreprise individuelle (établissement).
Le capital social est une base essentielle pour assurer la solidité financière et juridique d’une société. En respectant les exigences de l’AUDSCGIE, les entrepreneurs garantissent la conformité de leur entreprise et renforcent la confiance des investisseurs et partenaires. Le cadre harmonisé du droit OHADA, adopté par 17 États membres, favorise la création d’entreprises viables et contribue au développement économique de la région. 🌍
Legal content
Sous la Direction de Junior Luyindula, CEO et Directeur de publication d'avocats.cd
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